Recherche sur l'encéphalomyélite myalgique / le syndrome de fatigue chronique (EM / SFC), le syndrome post-traitement de la maladie de Lyme (PTLDS), la fibromyalgie et le syndrome post-COVID .

Découverte de biomarqueurs basés sur la spectrométrie pour l'encéphalomyélite myalgique- RAman SPectrometry Based biomarkER discoveRY for Myalgic Encephalomyelitis (RASPBERRY-ME)

  • Dans le cadre de notre projet MAESTRO, nous avons constaté que le profil des microARN circulants permet de distinguer les patients atteints d’EM et de fibromyalgie (FM).
  • Notre panel diagnostique de 11 microARN circulants peut être utilisé (sans induction de MPE) pour identifier les individus souffrant de ME, FM ou ayant les deux pathologies.
  • Nous avons également montré que le miR-150-5p est associé au POTS/intolérance orthostatique (IO) Nous avons proposé que le miR-150-5p déclenche le POTS/IO par deux mécanismes distincts :
    • Mécanisme 1 : Une élévation de l’expression du miR-150-5p se produit chez les patients EM atteints de POTS/IO et bloque la traduction de l’ARNm SLC6A2, entraînant une déficience du transporteur de norépinéphrine (NET).
    • Mécanisme 2 : Inversement, une réduction sévère de l’expression du miR-150-5p induit un effet similaire en augmentant l’expression d’EZH2, ce qui conduit à une répression transcriptionnelle du gène SLC6A2, abaissant les niveaux de norépinéphrine.
  • Nous explorons également le rôle de la thrombospondine-1 (TSP-1) circulante dans la régulation de la production de SMPDL3B soluble.
  • Enfin, nous avons identifié 8 cibles en tant qu’options thérapeutiques potentielles et nous les explorerons plus en détail, en particulier comment augmenter, réduire ou bloquer ces biomarqueurs potentiels de l’EM.

HYPOTHÈSE D’ÉTUDE ET DESCRIPTION

Une chercheuse travaillant avec un ordinateur dans un laboratoire. Deux collègues sont visibles en arrière-plan

La spectroscopie Raman est une technique non-destructive, rapide et peu coûteuse qui permet d’étudier la composition moléculaire des fluides biologiques comme le sang, ou à l’intérieur d’une cellule lorsqu’elle est combinée à la microscopie confocale. Cette approche innovante pourrait conduire au développement d’outils de diagnostic pour mieux classifier les patients atteints d’EM et trouver les causes sous-jacentes de différents symptômes comme le malaise post-effort, ainsi que d’outils cliniques pour valider le potentiel thérapeutique de traitements pharmacologiques pour traiter, enrayer ou atténuer l’EM grâce à la médecine de précision.

Nous supposons que notre approche permettra l’identification d’une signature biomoléculaire de l’EM à la fois au départ et en réponse à l’application d’un défi de stress post-effort. Nous espérons pouvoir stratifier les patients en différenciant les cas graves des formes légères d’EM. Les résultats de cette étude seront combinés aux approches de profilage protéomique et métabolomique en cours afin de mieux comprendre la pathophysiologie de l’EM.

Objective

  1. Caractériser la signature biomoléculaire des patients atteints d’EM et des témoins en bonne santé appariés en âge en utilisant la spectroscopie Raman sans étiquette dans les échantillons de plasma acquis au départ et après l’induction du MPE.
  2. Déterminer les altérations des métabolites cellulaires entre les patients atteints d’EM et les témoins appariés en âge en utilisant la spectroscopie Raman combinée à la microscopie confocale dans les cellules mononucléaires du sang périphérique acquises au départ et après l’induction de la MPE.
  3. Développer des modèles de détection des caractéristiques moléculaires et d’apprentissage automatique capables de prédire la réponse au MPE (au départ vs. après le test de stress) et la maladie (EM vs. contrôle).