Recherche sur l'encéphalomyélite myalgique / le syndrome de fatigue chronique (EM / SFC), le syndrome post-traitement de la maladie de Lyme (PTLDS), la fibromyalgie et le syndrome post-COVID .

Étude sur la transition de la COVID longue en EM/SFC

L’OMF a obtenu une subvention d’un million de dollars pour lancer la première année d’une étude internationale et pluriannuelle dans les six centres de recherche collaborative (CRC) soutenus par l’OMF.  L’objectif de cette étude est d’examiner la transition de la COVID longue à l’EM/SFC.

  • Ronald W. Davis, PhD
  • Wenzhong Xiao, PhD
  • David Systrom, MD
  • Jonas Bergquist, MD, PhD
  • Alain Moreau, PhD
  • Chris Armstrong, PhD
HYPOTHÈSE ET DESCRIPTION DE L'ÉTUDE

L’OMF a réuni son réseau mondial de collaboration, à travers 6 centres de recherche, pour mener à bien cet effort mondial en plusieurs étapes, grâce à une subvention de 1 000 000 $ accordée spécifiquement pour cet objectif. Nous travaillons activement à la recherche de fonds supplémentaires pour poursuivre cette étude essentielle.

Les chercheurs testent et analysent les données des malades depuis l’apparition de la COVID-19 jusqu’à leur guérison ou leur état de maladie prolongée. Cette étude a la possibilité de révéler ce qui fait qu’une personne se rétablit complètement par rapport aux personnes à haut risque de développer l’EM/SFC.

Ces données seront comparées à celles de l’étude sur les complications post-virales de l’encéphalite herpétique (à Herpès simplex), financée par l’OMF, afin de fournir un autre contraste post-viral. Cette conception de l’étude offre la possibilité d’élucider les mécanismes pathologiques précis de l’EM/SFC et d’autres maladies post-virales, non compliquées par des facteurs associés à la chronicité de la maladie, l’identification potentielle de biomarqueurs diagnostiques et de cibles potentielles pour le développement de traitements pour l’avenir.

OBJECTIFS

  • Collecter des données tout au long de l’étude longitudinale
  • Identifier les marqueurs de l’expression génétique qui sont prédictifs d’un lent rétablissement ou d’une maladie prolongée.
  • Analyser les marqueurs d’inflammation dans le plasma sanguin et le liquide céphalo-rachidien.
  • Analyser la métabolomique à partir d’échantillons d’urine et de plasma sanguin.
  • Rassembler l’ensemble des données biologiques recueillies pour déterminer les marqueurs prédictifs précoces de l’EM/SFC après un déclenchement viral important.
  • Réaliser une étude des profils d’expression des microARN circulants à l’échelle mondiale.
  • Réaliser un profilage global de la méthylation de l’ADN.
  • Réaliser une analyse d’association à l’échelle de l’épigénome
MISES À JOUR ET PERSPECTIVES

Mises à jour de la phase 1

  • Toutes les études omiques initiales post COVID (acides nucléiques, protéines et métabolites dans le LCR et le sang des patients COVID, et encéphalite herpétique) ont été entreprises avec des ensembles de données reçus d’Uppsala, Harvard et Stanford.
  • L’analyse informatique de tous les ensembles de données est en cours et sera publiée lorsqu’elle sera terminée.
  • La collecte d’échantillons longitudinaux se poursuivra parallèlement à d’autres analyses.

Mises à jour provenant du service de soins pour les patients atteints de la COVID longue à Uppsala

  • Une nouvelle unité de soins pour les patients présentant des complications liées à la COVID longue a été ouverte à Uppsala.* Elle poursuivra le travail de l’étude collaborative multicentrique financée par l’OMF sur l’évolution de la COVID vers l’EM/SFC.
  • Plus de 1500 patients présentant une COVID initialement moins grave mais avec des séquelles sérieuses et des complications post-COVID sont inscrits avec des questionnaires à remplir.
  • La consultation permet de poursuivre l’étude du processus pathologique au fur et à mesure de son évolution et, espérons-le, de mieux comprendre l’EM/SFC.  Un sous-ensemble de patients précédemment gravement malades sera suivi pour l’évolution de la maladie au fil du temps, aux côtés de patients souffrant de Covid longue non gravement malades qui se rendront également à la clinique pour des symptômes persistants.
  • Un IRB supplémentaire a été approuvé pour permettre le prélèvement de sang et l’analyse de l’ARN, de la protéomique et de la métabolomique.
  • Prochaines étapes : L’ARN (dans les cellules sanguines isolées en utilisant un gradient de Ficoll), la protéomique et la métabolomique (plasma) seront analysés.
  • Les données cliniques sont compilées en permanence et seront envoyées au centre de calcul pour être corrélées avec les biomarqueurs.
  • Comme pour la phase 1 de l’étude, les chercheurs utiliseront la génomique, la protéomique, la métabolomique et l’immunologie pour récupérer le plus grand nombre possible de cellules immunitaires et caractériser leur évolution vers l’EM/SFC. De plus, nous étudions le plasma et le liquide céphalorachidien (LCR) pour identifier les protéines et les grosses molécules (par exemple, les anticorps) ainsi que les petites molécules qui apparaissent ou disparaissent en association avec le développement de l’EM/SFC.

Dernières mises à jour de Montréal

  • Développement d’un algorithme utilisant notre panel diagnostique de 11 microARN permettant la stratification des patients atteints d’EM/SFC selon différentes trajectoires de séquelles à long terme :
    • EM, EM+FM ou FM
    • Dysfonctionnement respiratoire sévère
    • Neurologique
    • Liées à l’allergie
  • Les évaluations neurocognitives BrainCheck avant et après l’induction du MPE nous ont permis de stratifier les patients atteints de COVID longue en quatre groupes à l’aide d’une méthode d’apprentissage automatique.
  • Les patients classés dans les groupes A et B présentent un profil neurocognitif souvent observé chez les patients atteints d’EM/SFC, tandis que les patients atteints de COVID longue dans les groupes C et D présentent plus souvent des séquelles neurologiques.
  • Les résultats préliminaires suggèrent que les patients atteints de COVID longue durée du groupe B présentent une meilleure récupération de leur fonction neurocognitive que ceux du groupe A ou C.
  • Prochaines étapes : Valider ces résultats dans une cohorte plus importante.